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« La paix mentale contribue à la paix sociale »

Interview de David Van Reybrouck, in FIL INFOS de Alter Echos, 14 novembre 2016

L’historien et écrivain belge publie un nouvel ouvrage « La paix, ça s’apprend », écrit avec son ami le pscyhothérapeute Thomas d’Ansembourg. Les deux auteurs livrent un plaidoyer pour la paix mentale de chaque individu, condition indispensable pour construire une société en paix.

Extrait :

A.É. : Vous évoquez la nécessité que chaque individu retrouve la paix intérieure. Mais des changements collectifs, au sein des structures, ne sont-ils pas prioritaires ?

D.VR. : Je vois mal comment on peut rendre une société plus pacifiste, moins violente, moins agressive, moins raciste si on ne travaille que sur les structures sociétales. Il faut aussi travailler sur l’individu. Je ne dis pas qu’il suffit que les jeunes radicalisés de Molenbeek méditent quelques minutes par jour. Ca serait de la fausse conscience. Mais je ne vois pas non plus comment régler le défi majeur de la radicalisation si on limite l’action à des mesures sécuritaires, militaire, juridiques et politiques. Et même si on lutte contre la discrimination au niveau du marché du travail, de l’éducation ou du logement, je ne pense pas que cela débouchera sur une paix sociétale durable. Il faut en fait travailler sur l’extérieur et sur l’intérieur. Le livre est un plaidoyer pour une double action : sur les injustices sociales et sur la pacification de l’individu. Il ne concerne d’ailleurs pas seulement les jeunes de Molenbeek, il s’adresse aussi aux jeunes de Courtrai, où les taux de suicide sont énormes.

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