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Le projet "familles d’accueil pour jeunes MENA" de Mentor Escale

Mentor-Escale accompagne depuis 20 ans, les Mineurs Etrangers Non Accompagnés (MENA) et les jeunes réfugiés dans leur parcours vers l’autonomie, le bien-être et l’intégration.

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Depuis début 2016, l’asbl développe un projet d’hébergement en cadre familial avec le soutien de l’Aide à la jeunesse et du Fonds Asile, Migration, Intégration (FAMI).

Pourquoi ?

En 2015, plus 5.000 enfants et adolescents sont arrivés seuls depuis l’étranger contre 1700 en 2014. Des profils plus vulnérables, avec une moyenne d’âge de 14 ans.

L’hébergement temporaire des migrants se fait dans un premier temps via Fédasil. Les mineurs isolés se voient réorientés en centre d’hébergement comprenant une "aile" MENA. Mais les profils de ces jeunes, forts vulnérables, parfois polytraumatisés font que ce type d’accueil collectif ne leur est pas adapté.
La plus grande souffrance citée par les enfants et adolescents isolés et exilés, c’est la solitude. Tous font part de leur besoin de liens.
Mentor Escale en a depuis longtemps pris conscience et mise sur un projet pouvant offrir un nouveau départ à ces jeunes.

Comment ?

En préambule, des sessions d’informations pour les familles potentiellement intéressées sont organisées par l’équipe pluridisciplinaire (psychologue, assistants sociaux, référent juridique, coordinateur, ...) de l’asbl. Sur base d’une méthodologie inédite, la construction du projet d’accueil se fait en collaboration avec les familles intéressées.

Un processus familial pensé et élaboré avec l’association

Pour l’heure, trois familles sont d’ores et déjà prêtes à accueillir un MENA. Et trente familles sont en processus de construction du projet. Il n’y a pas de profil idéal de famille mais une période de réflexion entre chaque entretien avec l’équipe est prévu pour "ne pas parer à l’urgence par l’urgence" comme le précise Ugo Guillet, coordinateur du projet. "On veille à ne pas prendre de le risque de réactiver un vécu abandonnique chez ces adolescents ayant déjà connus des traumatismes ".
Cette période de réflexion pour les familles peut, si les motivations sont bonnes, déboucher sur un processus de pré-acceuil, reposant elle aussi sur plusieurs étapes : rencontre avec le tuteur qui continue à représenter le mineur dans toutes les procédures le concernant, contacts par l’intermédiaire d’un interprète, première visite dans la famille, week-end, ... L’avancée se fait progressivement, car "ce sont des désirs qui doivent s’éprouver avec le temps".

L’asbl veille également à ce que la place de la famille d’origine reste au cœur des échanges avec la famille d’accueil, dans le cas ou, à la majorité du jeune, par exemple, un regroupement familial était rendu possible.

Ce projet vous intéresse ou vous souhaitez simplement en savoir plus ? Rendez-vous sur le site de Mentor Escale.
Vous pouvez également contacter l’asbl par email (familles@mentorescale.be) ou par téléphone (0483/14 73 85).

Et du côté néerlandophone :


Par ailleurs, sous l’appellation « Geef de wereld een thuis » Vluchtelingenwerk Vlaanderen en collaboration avec Pleegzorg Vlanderen et les services reconnus d’aide aux mineurs non accompagnés recherchent également des familles d’accueil.

Pas exclusivement pour des mineurs
Le service ne vise pas exclusivement l’accueil de mineurs mais aussi des adultes handicapés ou non et/ou de familles de réfugiés ayant obtenus l’autorisation de rester sur le territoire (pas de demandeurs d’asile).

Pourquoi ?
Les demandeurs d’asiles qui se voient reconnaître leur demande sont reconnus comme réfugiés ou sous protection subsidaire. A partir de cet instant, ils doivent endéans les deux mois, quitter l’encadrement d’accueil et trouver une habitation. Ce qui est loin d’être évident vu l’étroitesse du marché du logement. Pour réduire les risques de tomber dans des situations de sans-abrisme, des familles d’accueil pouvant accueillir temporairement ces personnes sont recherchées. Les refugiés disposent ainsi de plus de temps pour trouver un logement. La famille d’accueil peut aussi aider à se construire un réseau de contacts et transmettre des informations sur la vie en Belgique.

Plus d’informations sur le site www.vluchtelingenwerk.be ou auprès de Lore Robeyns, 02/225 44 45 (pleegzorg@vluchtelingenwerk.be)