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"Les centres fermés ne rendront pas nos rues plus sûres"

Opinion de Renato Pinto, coordinateur régional Hainaut à l’association Vivre Ensemble Éducation publié sur le site du Soir le 26/05/2017

Le gouvernement Michel a annoncé récemment une série de mesures visant à améliorer la sécurité. Il compte notamment augmenter le nombre de centres fermés, afin de passer à une capacité de 1.066 places (contre 600 à l’heure actuelle).

Une fois de plus, nos décideurs établissent un lien artificiel entre insécurité et immigration, attisant la xénophobie, l’intolérance et les replis identitaires, au mépris des richesses avérées des rencontres interculturelles. Beaucoup, apeurés par les fantasmes de la « crise des réfugiés », y verront pourtant un signal fort de la part de nos autorités, ignorant à quelle bassesse se réduit un État de droit en légitimant le recours à ces fameux centres fermés.
D’après l’Arrêté royal du 2 août 2002, un centre fermé est un « lieu géré par l’Office des étrangers, aménagé pour l’accueil des personnes soumises à une mesure administrative de détention, de mise à la disposition du Gouvernement ou de maintien ».

Pour toute personne ayant approché de près un tel lieu, un mot vient immanquablement à l’esprit : prison. (Lire l’article dans son intégralité sur le site du Soir)

A ce sujet toujours

Lire la position de la Ligue des Droits de l’Homme : Non à la construction de nouveaux centres fermés !