CBCS - Conseil Bruxellois de Coordination Sociopolitique
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Les mutuelles, les syndicats et le Conseil général de l’INAMI rejettent le budget 2017 des soins de santé

C’est donc le gouvernement fédéral qui, légalement, décidera seul du cadre budgétaire des soins de santé pour l’exercice 2017.

Nous avons, fin octobre, relayé l’incompréhension de la Fédération des maisons médicales face à la décision, plus idéologique que budgétaire, d’instaurer un moratoire sur l’agrément de maisons médicales fonctionnant au forfait.

Les syndicats et les unions nationales des mutualités (chrétienne, socialiste, libre, libérale et neutre) ont rejeté, dès son officialisation, le budget des soins de santé 2017 décidé par le gouvernement fédéral, impliquant une économie totale de 902 millions euros. Les mutuelles soulignent que non seulement la ligne budgétaire promise n’est pas tenue (0,5% de croissance effectifs contre 1,5% promis) mais qu’aussi les nouvelles économies à réaliser sont réparties de manière fort inégale et inégalitaire.

"Un tiers des trois milliards d’économies prévues se font sur le dos de la sécurité sociale, des patients, des prestataires et des allocataires sociaux. Les épaules les plus larges devraient porter la plus grande partie des efforts et pas l’inverse", affirment-elles.

D’autre part, il est à noter, et c’est capital, que le Conseil général de l’Inami a rejeté lui aussi ce budget 2017 des soins de santé. Les représentants des mutuelles ainsi que des syndicats siégeant au Conseil ont voté contre, les représentants des employeurs et du gouvernement ont voté pour, ce qui a donné le score de dix voix partout et n’a pas permis de dégager la majorité simple requise pour l’approbation des mesures, d’autant que le Président du Conseil s’est abstenu. Une situation qui permet au gouvernement fédéral de trancher (au sens propre du terme).

(avec Le lien Social n°16, newsletter de la FdSS)