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Les pratiques forfaitaires en suspens

Christophe Cocu, secrétaire général de la Fédération des maisons médicales, interviewé par Julie Lamfalussy, pour Alter Echos (n°434), 25/11/2016.

Dans le cadre du budget 2017, la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block a annoncé un moratoire de six mois sur la création de nouvelles maisons médicales forfaitaires. Le but : économiser 7 millions d’euros en 2017 et réaliser un audit du secteur. Mais pour Christophe Cocu, secrétaire général de la Fédération des maisons médicales, ces mesures visent surtout à remettre en cause un système de santé pluridisciplinaire qui s’adresse au plus grand nombre.

Extrait épinglé :

Alter.Echos. : S’agit-il d’une mesure économique efficace, selon vous ?

Christophe Cocu. : Non, car les patients ne vont pas cesser de se soigner parce qu’ils ne sont pas au forfait. Certains, les plus pauvres, le feront… Donc oui, ça fera une économie, super (ironique) ! Mais les autres se rendront quand même chez un médecin à l’acte. Donc il y aura une économie d’un point de vue micro sur ce budget spécifique mais du point de vue du budget macro des soins de santé, ça n’a pas de sens. D’autant que, selon une étude du KCE (Centre fédéral d’expertise de soins de santé) de 2008 – que nous avons d’ailleurs demandé de réactualiser –, les maisons médicales prescrivent moins d’antibiotiques et renvoient moins vers la deuxième ligne… Elles font donc économiser de l’argent au système de soins de santé.

Lire l’interview dans son intégralité sur le site d’Alter Echos.

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