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Nouvelle étude de prévalence sur les MGF

Etude du GAMS, mars 2018

Le GAMS vient de réaliser une étude sur la prévalence des Mutilations Génitales Féminines (MGF) en Belgique : « Estimation de la prévalence des filles et femmes excisées ayant subi ou à risque de subir une mutilation génitale féminine vivant en Belgique, 2018 » à la demande de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes et SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement.

Cette étude a été réalisée en collaboration avec l’ONE, Kind & Gezin, Fedasil, Médecins du Monde, GAMS Belgique.

Justification de l’étude

Selon l’UNICEF, au moins 200 millions de filles et de femmes vivant actuellement dans 30 pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie ont subi une forme de mutilation génitale : clitoridectomie, excision ou infibulation. Les mutilations génitales féminines (MGF) sont une violation des droits humains et une forme de violence basée sur le genre pouvant engendrer de nombreuses complications physiques et psychologiques tout au long de la vie.

Pour les familles établies en Europe, la pratique continue, dans des proportions moindres, lors de vacances dans le pays d’origine ou sur le territoire du pays d’accueil. La Belgique a voté en 2001 une loi spécifique punissant l’excision (Art.409 du code pénal). Le problème a plusieurs composantes, car il s’agit non seulement de protéger les filles qui sont à risque de subir cette pratique mais aussi de prendre en charge les complications gynéco-obstétricales et psycho-sexuelles que peuvent présenter les femmes excisées.

La dernière étude de prévalence portait sur la situation au 31 décembre 2012. Elle avait montré un doublement de la prévalence en 5 ans avec une estimation de 13 112 filles et femmes déjà excisées et 4 084 à risque (5).

Ces deux dernières années, la Belgique a dû faire face à une crise migratoire avec un afflux de familles syriennes et irakiennes mais aussi des familles d’Afrique de l’Est comme la Somalie et l’Erythrée, pays à forte prévalence de MGF. Une nouvelle étude est nécessaire pour mettre à jour les données qui permettront de mieux cibler les actions des services impliqués dans la protection des filles et la prise en charge des femmes excisées.

Télécharger l’étude de prévalence.

A ce sujet, lire l’article du Soir qui montre que la pratique est bien plus fréquente qu’on ne croit : Plus de 8.000 filles en Belgique risquent une mutilation génitale

Un numéro de téléphone d’aide

Pour rappel, le GAMS met à disposition un numéro de téléphone d’aide.
Vous voulez aider une femme ou une fille qui risque une excision ? Vous avez besoin de parler ? Si vous craignez une excision pour vous ou pour quelqu’un de votre entourage et que vous ne savez pas quoi faire, contactez le GAMS au +32 (0)2 219 43 40