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Pas d’exemption pour les chômeurs soignant un proche : "inacceptable" pour la Ligue des familles

Plus de dispense de preuve de recherche d’un emploi pour les chômeurs qui doivent prendre soin d’un proche malade ou en perte d’autonomie. La ligue des familles dénonce une mesure discriminatoire. Un article repris dans les pages de la Libre Belgique.

"Les économies budgétaires proposées par le ministre de l’Emploi Kris Peeters sont discriminatoires, socialement inacceptables et irrecevables pour les familles", réagit jeudi la Ligue des familles par rapport à l’abandon de "l’exemption de recherche d’emploi pour raisons sociales et familiales". Cette possibilité de se déclarer temporairement indisponible pour le marché de l’emploi tout en conservant des allocations (limitées durant cette période) a été supprimée le 1er janvier dernier. L’exemption pouvait être sollicitée par des demandeurs d’emploi devant s’occuper d’un proche malade, mais également par des chômeurs devant se charger de l’éducation d’un enfant de moins 4 ans. Selon le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V), il est toutefois possible pour ces personnes de combiner la recherche d’un emploi avec leurs responsabilités familiales.

En décembre 2014, 6.076 personnes bénéficiaient de l’exemption, dont 94% de femmes, indiquait jeudi le Standaard. Sur les 15 dernières années, une moyenne de 8.750 personnes y ont fait appel chaque année. Via l’abandon de ce système, Kris Peeters vise une économie de 6 millions d’euros en 2015, et jusqu’à 12 millions l’année suivante, précise le porte-parole du ministre dans les pages du journal flamand.

La mesure est "discriminatoire", balaie jeudi la Ligue des familles, qui estime que travailleurs et chômeurs se retrouvent désormais en déséquilibre face à l’accident ou la maladie d’un proche : "aujourd’hui, les parents travailleurs dans cette situation peuvent prendre un crédit-temps, un congé spécifique ou opter pour une interruption de carrière. Alors, ils ont droit à des indemnités et ne sont pas pénalisés pour leur pension. Depuis le 1er janvier 2015, les demandeurs d’emploi ne bénéficient plus de ces droits. (...) (Ils) n’ont plus la possibilité d’assurer la prise en charge d’une personne dépendante, ou de chercher un emploi, c’est selon".

"De nouveau, ce sont les personnes les plus fragiles, les familles et les femmes en premier, qui sont ciblées par les politiques d’activation. (...) Il est ici question de responsabilité et de solidarité familiale. C’est à soutenir et non pas à pénaliser", conclut la Ligue, qui déplore par ailleurs l’absence "d’un réel débat public" préalable.

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