CBCS - Conseil Bruxellois de Coordination Sociopolitique
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Radicalisation, prévention et milieu ouvert

Etude rédigée ar Jacqueline Fastrès, Jean Blairon et Laurence Watillon (Septembre 2015), asbl RTA

Parmi les grands tsunamis médiatiques, on peut désormais classer les attentats islamistes de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et le magasin juif de Paris. Les réactions en chaîne qui les ont suivis, démultipliées par les réseaux sociaux, ont conduit à un grand brouillage sémiotique, laissant plus d’un acteur social et politique en plein désarroi. Les divers plans de lutte contre la radicalisation mis en place en Fédération Wallonie-Buxelles, relevant de logiques différentes et tendant vers des objectifs spécifiques congruents à ces logiques, ont été présentés dans la presse avec peu de nuances et sans guère de mise en perspective, ce qui a pu produire des amalgames préjudiciables.

La présente étude fait suite à un programme de formation pilote mis en place par RTA à la demande du Ministre de l’aide à la jeunesse, Rachid Madrane, à destination des services d’aide en milieu ouverts (AMO).

Deux questions sont traitées dans cette étude, pour tenter de contrer les effets de ces amalgames.

La question de la radicalisation entre-t-elle dans le champ de la prévention tel qu’il est défini dans les missions des AMO ? Si oui, à propos de quel objet ? Avec quelle cohérence ?

Pour travailler de manière préventive, à quels éléments de construction de la posture radicale faut-il être attentif, afin de rester fidèle à la notion de Sujet chère au décret du 4 mars 1991 qui régit le secteur de l’aide à la jeunesse ?

Les auteurs souhaitent opérer à travers ces deux questionnements un recul réflexif et critique, dans un esprit d’éducation permanente, en faisant un triple détour :

  • Un détour par le sens, pour prendre la réelle mesure du phénomène dont il est question et notamment mettre au jour ses enjeux.
  • Un détour par la connaissance, pour éviter de se laisser mener, dans les raisonnements, par les perceptions et représentations dominantes.
  • Un détour par la construction d’un front, qui rassemble ceux qui sont mobilisés par ces enjeux et qui entendent les porter, puisqu’il s’agit bien d’agir sur des causes.

Lire l’étude sur le site de l’asbl RTA