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Une maladie chronique de l’information ?

Texte signé par un collectif de responsables d’associations d’éducation permanente et membres du Conseil supérieur de l’Education permanente en réaction à une récente opinion publiée par la Libre s’attaquant ouvertement au monde associatif.

Le 31 août 2017, La Libre publiait une opinion d’Etienne Dujardin, juriste, chroniqueur, sous le titre sans équivoque "Inter environnement, MRAX, la Ligue, ces asbl subsidiées qui monopolisent le débat d’idées"

"Quand des médias ouvrent leurs colonnes à des "opinions" qui critiquent le monde associatif avec une malveillance flagrante, point n’est besoin, en y répondant, de faire une publicité imméritée à ces auteurs qui cherchent à se faire exister dans le paysage médiatique plus qu’à alimenter le débat.
Par contre, on ne peut laisser des contre-vérités se faire une place dans l’opinion sans réagir sur le fond"
fait savoir le collectif. C’est la raison pour laquelle, il a tenu à relever et réfuter ce qui, à force d’attaques infondées, devient un ensemble de lieux communs dont la réalité associative, et spécifiquement les actions d’éducation permanente, sont victimes de manière de plus en plus récurrente.

Quatre de ces lieux communs les plus récurrents sont ainsi abordés et déconstruits dans cette analyse publiée par RTA.

1. Les associations d’éducation permanente diffuseraient des opinions partisanes et partiales, alors qu’elles devraient être neutres, puisque financées par de l’argent public (ces opinions sont [au choix] de gauche, liées à des partis, radicales, minoritaires malgré les apparences, etc.).

2. Les associations d’éducation permanente sont financées quasi exclusivement par des fonds publics.

3. Les associations d’éducation permanente dépensent l’argent des contribuables (entendons:gaspillent un argent qui n’est pas le leur).

4. Certaines associations d’éducation permanente monopolisent le débat, notamment médiatique.

Lire l’analyse publiée par le collectif dans Intermag qui déconstruit point par point les 4 arguments, sur base de la vision articulée propre à l’éducation permanente : Une maladie chronique de l’information ?

Les signataires : Philippe Andrianne, Anne-Marie Andrusyzyn, Hafida Bachir, Anne Binet, Jean Blairon, Christian Boucq, Geoffroy Carly, Jean-Michel Charlier, Christian Dekeyser, Sylvain Etchegaray, Jean-Luc Manise, Christine Mahy, Serge Noël, Sylvie Pinchart, Daniel Soudant, Anne Spitals, Dominique Surleau –
responsables d’associations d’éducation permanente et membres du Conseil supérieur de l’Education permanente.