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Christine Mahy : « Que ce soit en Belgique ou en Europe, le social n’est plus une évidence »

Un an de confinement, un an de crise… À cette occasion, Alter Échos dresse avec diverses personnalités rencontrées il y a un an un premier bilan après le coronavirus. Ce vendredi, c’est au tour de Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté. Par Pierre Jassogne, 11/03/2021.

Alter Échos : Il y a un an, vous nous disiez qu’avec cette crise du coronavirus, on découvrait à quel point tous les services sociaux étaient des services paratonnerres par rapport à la pauvreté, des services qui permettaient à la société de tenir malgré des inégalités fortes. Vous ajoutiez qu’il fallait être soit sourd, ou aveugle, pour ne pas voir que la vulnérabilité était intense dans notre pays. J’imagine qu’aujourd’hui, un an après, il reste encore des « aveugles »… (Lire son interview dans l’AÉ 483, avril 2020).

Christine Mahy : Il y en a qui ont ouvert les yeux au sujet de ces inégalités, c’est vrai, mais qui ont aussi commencé à les refermer. Je le disais il y a un an, et c’est toujours le cas : cette crise a été un révélateur, en montrant à quel point les services sociaux, le monde associatif comme les services publics, sont de fameux paratonnerres. On le voit singulièrement à travers la sécurité sociale qui a agi fortement pour limiter les dégâts que ce soit pour des salariés, des indépendants, etc. Même si ce n’est pas encore assez car le gouvernement fédéral, au lieu de recourir systématiquement à la sécu, a renvoyé de nombreux ménages vers les CPAS. J’ai une réelle inquiétude sur ce rôle résiduaire des CPAS par rapport à la sécurité sociale. Car pour bénéficier du CPAS, il faut faire des démarches, et dès lors, le non-recours peut être opérant au maximum.

Pour lire la suite de l’interview.