CBCS - Conseil Bruxellois de Coordination Sociopolitique
Pour les professionnels du social-santé à Bruxelles

L’asbl Aquarelle remporte le Prix Régine Orfinger-Karlin

Ce 10 décembre, journée internationale des droits humains, la Ligue des droits de l’Homme devient officiellement la Ligue des Droits Humains. Et décerne son prix des droits humains, le Prix Régine Orfinger-Karlin, à l’association Aquarelle.

Tous les 2 ans depuis 1996, la LDH décerne le Prix Régine Orfinger-Karlin, du nom de cette résistante de la seconde guerre mondiale, avocate et première femme admise au Barreau d’Anvers. Ce prix récompense une personne ou une association qui s’est distinguée par son action militante en faveur des droits humains en Fédération Wallonie-Bruxelles, en particulier avec les groupes vulnérables ou minoritaires.


Sur la vingtaine de candidatures reçues, le jury a décerné le Prix Régine Orfinger-Karlin à l’association Aquarelle. Cette association propose un accompagnement à la naissance pour des femmes enceintes précarisées ou sans couverture sociale,notamment issues de l’immigration (en collaboration avec la consultation prénatale et la maternité du CHU Saint-Pierre de Bruxelles et les consultations des nourrissons de l’ONE et de Kind en Gezin). Elle permet ainsi à des femmes fragilisées et hors du système de santé publique de donner la vie dans des conditions dignes et avec un accompagnement effectif. En raison du combat essentiel qu’elle mène et de la nécessité vitale d’un cadre de naissance digne et sécurisé, la LDH est fière de mettre en avant ce beau projet.

Sur le travail d’Aquarelle, lire aussi cet article rédigé par le CBCS asbl.

Deux autres projets ont été nominés :

L’Equality Law Clinic (ELC) de l’ULB. Créée en 2014, l’ELC constitue un projet innovant tant au plan pédagogique qu’au plan de la recherche/action. Par des synergies entre étudiants, académiques et société civile, elle milite en faveur des droits humains et permet d’œuvrer à la réalisation de l’égalité et de la justice sociale, en travaillant au profit de groupes défavorisés, vulnérables ou marginalisés, et ce tant au niveau local (ou national) que transnational.

L’association Le poisson sans bicyclette. Née en 2017, cette asbl a pour objectif de mettre en valeur les discours minorisés (femmes, queer, racisé·e·s, etc.) via les champs artistiques, militants et intellectuels. Ce jeune café-féministe propose un espace de sécurité pour s’exprimer, se questionner et débattre sur les enjeux actuels en matière de genre ainsi que sur les rapports de domination qui traversent encore et toujours nos sociétés contemporaines.

Les trois associations ont été invitées à la cérémonie de remise du Prix qui a eu lieu à la Bibliothèque Solvay à Bruxelles, l’après-midi du dimanche 9 décembre 2018.

Plus d’informations ici.

Documents joints