CBCS - Conseil Bruxellois de Coordination Sociopolitique
Pour les professionnels du social-santé à Bruxelles

La privation matérielle en 2018

L’enquête EU-SILC, organisée par Statbel, l’office belge de statistique, livre ses premiers résultats quant à l’évolution de la pauvreté en Belgique en 2018.

JPEG - 1.4 Mo

En 2018, en Belgique, 5 % de la population était confrontée à une situation de privation matérielle sévère ;
Partir en vacances ou pouvoir faire face à des dépenses imprévues est impossible pour près d’un quart des belges ;
Une personne sur 10 se prive de loisirs ou de relations sociales pour des raisons financières ;

Au total, 19 % des Belges déclarent avoir des difficultés à joindre les deux bouts.

Ces résultats provisoires sont les premiers indicateurs disponibles quant à la pauvreté en Belgique en 2018 issus de l’enquête SILC et seront complétés dans les prochains mois par les indicateurs monétaires.
Cinq Belges sur 100 en situation de privation matérielle sévère
La privation matérielle implique de ne pas pouvoir se permettre un niveau de vie « standard ». En d’autres termes, cet indicateur n’analyse pas la situation financière des individus, mais plutôt ce que permettent (ou pas) les moyens financiers disponibles. L’enquête EU-SILC mesure la privation matérielle à l’aide de neuf éléments relatifs à la privation de biens matériels et à l’incapacité de réaliser certaines actions qui symbolisent le niveau de vie moyen de notre société. Une personne se trouve en situation de privation matérielle sévère (Severe Material Deprivation, SMD[1]) lorsqu’au moins quatre éléments de privation (décrits dans le tableau 1) s’appliquent. En 2018, 5 % de la population en Belgique se trouvait en situation de privation matérielle sévère.

Consulter les graphiques et résultats de l’enquête