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Le gouvernement bruxellois veut plafonner l’offre de logements en Agences immobilières sociales

>Dans une carte blanche, de nombreuses associations bruxelloises remettent en question une décision récente de la Région bruxelloise publiée sur le site du Soir le 30/11/2020.
>"Les agences immobilières sociales dans la tourmente", analyse du RBDH, décembre 2020.

« Moratoire sur les AIS : les associations bruxelloises de la lutte contre le sans-abrisme en alerte ! »

Carte Blanche initiée par la cellule régionale bruxelloise Capteur et Créateur de Logements de L’Ilot asbl et une série de co-signataires

L’accès au logement est un des premiers leviers de la fin du sans-abrisme. Parfois ça semble surprendre. Ce qui est en fait surprenant, c’est que ce ne soit pas une évidence pour tout le monde, et en particulier pour les autorités politiques.

Car du côté des acteurs de terrain, on le sait depuis longtemps : sans logement, pas d’accès possible à la dignité pour les milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sans abri. Un nombre qui n’a cessé d’augmenter à Bruxelles et dans le reste de la Belgique, précisément parce que, durant des années, le logement n’était pas au cœur des politiques liées au sans-abrisme.’

Plus récemment, s’inspirant notamment d’autres régions d’Europe qui ont fait de l’accès prioritaire au logement l’outil principal de leur stratégie de lutte contre le sans-abrisme, les associations de terrain ont commencé à développer des projets qui remettent le logement au cœur des solutions. De plus en plus soutenues par les autorités politiques bruxelloises qui n’ont pu que constater le bien-fondé et le succès de cette démarche, ces associations se sont progressivement lancées dans une nouvelle mission : développer des solutions de logement pour les publics qu’elles accompagnent. (Lire la carte blanche dans son intégralité sur le site web du Soir)

"Les agences immobilières sociales dans la tourmente", analyse du RBDH, décembre 2020

PNG - 290.1 koLa progression des Agences Immobilières Sociales est remarquable. Elles sont à la tête d’un parc de 7000 logements. Ces trois dernières années, les hausses annuelles dépassent les 700 logements.

Le résultat de politiques publiques (régionales, fédérales et communales) généreuses, visant à booster le parc “à caractère social”, à défaut d’une production publique conséquente. Cette croissance, est, pour partie, le fait de nouveaux acteurs pour les AIS : investisseurs et promoteurs qui leur livrent du logement neuf et en masse. Pas tellement pour la bonne cause, mais parce que la rentabilité est au rendez-vous. Aujourd’hui, ce sont 1500 logements étiquetés “nouveaux investisseurs” que l’on a pu identifier.

Un afflux qui a de quoi déstabiliser le secteur des AIS. Si bien que le Gouvernement bruxellois envisage aujourd’hui d’en plafonner la croissance. Dans le viseur : les grosses promotions privées, leur gestion et leur impact budgétaire. Si le RBDH salue un retour à une croissance plus saine pour le secteur, un tel volte-face risque de mettre en difficulté les AIS, et tous les projets auxquels elles sont indispensables.

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