CBCS - Conseil Bruxellois de Coordination Sociopolitique
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Le pouvoir d’agir de personnes invisibilisées dans un monde sous emprise de l’incertain

Carnets de terrain 2020, par Véronique Georis, Atelier de pédagogie sociale Le Grain

Au cours de l’actuelle crise sanitaire, les fragilités des milieux humains sont apparues soudain au grand jour. A l’intérieur d’un Titanic brutalement immobilisé, notre pouvoir d’agir, nos capacités de cohabitation avec l’incertain, se sont imposés comme questions majeures.

Au-delà de tous les manquements politiques, le propos de l’auteure au cours de cette étude est d’interroger le pouvoir d’agir citoyen. A partir de données récoltées grâce à son implication dans l’éducation permanente et l’aide à la jeunesse, elle porte un regard sur la question de la transformation sociale en cours à l’épreuve révélatrice du COVID 19.

Un premier aperçu de cet écrit a été diffusé dans notre revue BIS (sous onglet témoignage) et interrogeait l’expérience interrompue en février 2020 de l’école de transformation sociale. Ici vient s’ajouter un focus sur des « passeurs de mondes » dans un quartier populaire où V. Georis est travailleuse sociale.

Les récits des adultes et des jeunes concernés sont étoffés de données de terrain recueillies au cours des mois de confinement, déconfinement que nous venons de subir.

Chaque carnet de terrain est suivi d’une approche réflexive et de pistes d’action, à la manière dont nous ont proposé de travailler Bruno Latour[1] et Bernard Stiegler[2]. Comme nous le verrons, en termes de pouvoir agir il ne s’agit plus de « faire participer » ou de « faire de la pédagogie » sous l’emprise des diktats de la « science » mais plutôt de co-construire dans et avec la précarité.

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[NOTE 1] Opus cité

[NOTE 2] Bernard Stiegler, Dans la disruption comment ne pas devenir fou ?, Les liens qui libèrent, 2016.