CBCS - Conseil Bruxellois de Coordination Sociopolitique
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« Les conséquences inattendues d’un relèvement du revenu d’intégration »

Carte blanche publiée le 26/04/2021 dans Le Soir par Ricardo Cherenti, directeur général du CPAS d’Ecaussinnes et Philippe Defeyt, économiste et ancien président du CPAS de Namur.

Le relèvement significatif des allocations sociales minimales s’avère indispensable, mais il coûtera plus cher que le seul coût du relèvement. Raison pour laquelle il doit s’accompagner d’une série d’autres mesures fortes.}}

Dans une interview accordée à la revue des CPAS wallons, la ministre fédérale ayant l’intégration sociale dans ses compétences annonce une augmentation de 22 % d’ici à 2024 des allocations sociales. Cette déclaration s’inscrit dans le droit fil de l’accord de gouvernement qui prévoit « l’augmentation des allocations sociales en direction du seuil de pauvreté ».

Octobre 2024 : Marie, maman seule avec deux jeunes enfants, qui vit des moments difficiles, se retrouve au CPAS de Namur. Elle ne peut que se réjouir de l’augmentation du revenu d’intégration intervenue depuis 2021. Au vu de la composition du ménage, son seuil de pauvreté est de 2.099 €/mois (1). Tenant compte de 469 €/mois d’allocations familiales, son revenu d’intégration de 1.630 €/mois lui permet d’atteindre le seuil de pauvreté ; c’est la première fois qu’on y arrive depuis la création du minimex !
(Lire l’article dans son intégralité sur le site du Soir)

Qu’en pense le CBCS ?

Si le risque de "piège à l’emploi" tel que présenté dans l’opinion est un argument qui fait sens, cela n’enlève rien à la nécessité revendiquée par les acteurs du secteur social santé à l’heure actuelle : "Que toute personne puisse disposer de minima sociaux qui soient au dessus du seuil de pauvreté". (Voir à ce sujet le plaidoyer de l’Interféderation ambulatoire)