CBCS - Conseil Bruxellois de Coordination Sociopolitique
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Les oubliés de cette crise : une série de vidéos pour donner voix

02.06.2020

"Le confinement ne nous empêche pas de donner de la voix aux travailleuses et travailleurs de première ligne, aux personnes en séjour irrégulier, à tout ceux et celles qui subissent de plein fouet cette crise. Au contraire, cela nous semble d’autant plus essentiel". ZiN-TV, média d’action collective, édito/newsletter, mai 2020.

L’équipe de ZIN-TV a réorganisé ses méthodes de tournage. En respectant les mesures de sécurité, la PVLS (permanence vidéo des luttes sociales) est parvenue à réaliser plusieurs films qui abordent le quotidien sous confinement :

"Sans grande surprise, on observe que la crise exacerbe les inégalités et renforce les dérives autoritaires déjà bien en marche. Malgré tout, les mouvements sociaux s’organisent afin que cette crise ouvre des opportunités de progrès sociaux. Ces films donnent un écho à ces témoignages afin de ne pas les oublier au moment de prendre des décisions".

Vidéo épinglée cette semaine : Sous contrôle //FR - 9 mn - PVLS - Permanence vidéo des luttes sociales

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Explications :

ÊTRE SANS-PAPIERS À L’HEURE DU CONFINEMENT.

Les personnes sans-papiers en Belgique, déjà fragilisées par leur situation, deviennent de plus en plus vulnérables en ce temps de confinement. En tant que population oubliée car considérée sans droit, il.elle.s ne peuvent compter que sur eux/elles-mêmes et sur le soutien de leurs concitoyen.ne.s belges.

Aucune autorité politique ni administrative ne s’est penchée sur la situation des sans-papiers. La stratégie trop segmentaire de la prévention en santé publique des diverses autorités (fédérales, régionales et communales) les exclut.

En dépit de cet abandon, la Coordination des sans-papiers soutient avec force les mesures prises jour après jour par le gouvernement pour endiguer cette pandémie et a pu sensibiliser les personnes vivant dans des occupations afin que les consignes des autorités fédérales soient observées au pied de la lettre.

Avec les pouvoirs spéciaux qui sont conférés au Gouvernement Fédéral, il est grand temps de prendre en ligne de compte tous les exclus de la société, que sont les personnes sans-papiers.

Pour ce faire, lire ici les recommandations de la Coordination des sans-papiers adressées à Madame Sophie Wilmès, Première Ministre, et à tous les membres de son Gouvernement.

La Coordination des sans-papiers a foi que, la lutte contre cette triste pandémie sera gagnée en mettant en œuvre des approches plus humaines, solidaires et sans exclusions.

Les enfermé.e.s // FR - 13 min 37 PVLS - Permanence vidéo des luttes sociales

Être enfermé.e en centre fermé est déjà inacceptable, mais en période de confinement, cela devient illégal ! Les personnes détenues dans les centres témoignent.

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Epxlications :

La détention en centre fermé est devenue illégale. L’inaction de nos responsables politiques menace les plus vulnérables d’entre nous. Au regard de la loi, la détention des étrangers est permise pour autant que leur expulsion du territoire demeure une possibilité. Dans le contexte qui est le nôtre, celui d’une fermeture des frontières et d’une interruption du trafic aérien international, le rapatriement des détenu.e.s est tout simplement empêché et le maintien de leur détention devient de facto illégal.

Dès l’ouverture des centres fermés à la fin des années 1980, nombre de militant.e.s et associations se sont opposés à ces dispositifs carcéraux qui privent des personnes de leur liberté pour l’unique motif suivant : l’absence d’un titre de séjour valable. Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre belge, une centaine d’avocat.e.s ont récemment appelé à la cessation des activités de tous les centres fermés.

Depuis le début de la période de confinement, nous avons réalisé une enquête afin d’évaluer les ajustements apportés par l’Office des étrangers et vérifier la mise en applications des mesures de sécurité prescrites par les autorités. Nous avons joint par téléphone une vingtaine de détenu.e.s avec lesquel.le.s nous sommes restés en contact durant les quatre dernières semaines. Ce sont ces échanges qui nous permettent aujourd’hui d’alerter l’“opinion publique” quant à l’évolution dramatique de la situation.

Lire la suite ici.

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